Médecine fonctionnelle et santé féminine : entrevue avec Joel Evans, M.D. Partie 2 : ménopause et stress

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Nous avons rencontré Joel Evans, M.D. pour évoquer les options qu’offre la médecine fonctionnelle en réponse aux problèmes de santé courants des femmes. Voici la deuxième partie de notre entrevue.

Quelles options suggérez-vous aux femmes qui entrent en phase de périménopause pour soulager leur inconfort et leurs symptômes?

La périménopause est une période compliquée pour de nombreuses femmes, car elle coïncide avec une phase particulièrement stressante de leur vie. Leurs enfants sont des adolescents, une période associée à divers facteurs de stress. Ils s’apprêtent à aller à l’université ou à quitter la maison. Quant à leurs propres parents, ils vieillissent et requièrent plus d’attention. Sans oublier les éventuels soucis financiers. Tous ces éléments mettent leur mariage à rude épreuve.

De nombreux événements difficiles coïncident donc exactement avec la période de périménopause. Pour compliquer les choses, le stress ne fait qu’amplifier les manifestations physiques de la périménopause.

Des dérèglements hormonaux surviennent en même temps que tous ces événements stressants. Le premier changement que l’on observe est la baisse du taux de progestérone pendant la seconde moitié du cycle. La progestérone contribue à une réduction de l’anxiété et facilite le sommeil.

Le second changement est l’augmentation des taux d’œstrogènes, ce qui modifie la relation entre les œstrogènes et la progestérone. L’augmentation des œstrogènes provoque également des symptômes de type sensibilité et douleurs dans les seins, mais aussi épaississement de la muqueuse utérine, ce qui peut entraîner une modification des cycles menstruels pendant la périménopause. Les règles auront tendance à être moins fréquentes, mais aussi plus abondantes, car la muqueuse est plus épaisse et le volume à évacuer pendant les règles est donc plus important. Insomnie, anxiété et dépression sont d’autres symptômes possibles.

Pour les femmes qui entrent dans la phase de périménopause et qui ont des bouffées de chaleur, je recommande souvent ERr 731®. Des études cliniques ont démontré que cet ingrédient dérivé de plantes réduisait le nombre d’épisodes de bouffées de chaleur de 12 à 2 par jour en l’espace de 12 semaines à peine, c’est-à-dire une réduction de 83 %*. Les patientes trouvent qu’il soulage efficacement un grand nombre d’autres symptômes de la ménopause, notamment les troubles du sommeil, les sautes d’humeur, l’irritabilité et l’anxiété. Le gattilier et l’actée à grappes noires donnent également de très bons résultats en ce qui concerne la régularité des cycles menstruels, les douleurs menstruelles et la santé génésique. En cas de problème, je leur suggère également l’ashwagandha, une herbe qui contribue à une saine libido.

Quel est le lien typique entre stress et fatigue? Quels tests faites-vous et quelles sont en général vos recommandations?

Le stress provoque un déséquilibre et un dysfonctionnement hormonal, ainsi que des anomalies métaboliques, qui contribuent tous à la fatigue.

Le stress entraîne des déséquilibres de la fonction surrénalienne. Il provoque une élévation du taux de cortisol et, à terme, une baisse du taux du sulfate de déhydroépiandrostérone (S-DHEA). Le cortisol contribue à la régulation du métabolisme. Une augmentation de son taux entraîne directement une baisse de la fonction thyroïdienne, l’hypothyroïdie provoquant à son tour la fatigue. La baisse des taux de S-DHEA entraîne également de la fatigue. Au final, lorsque le corps a produit du cortisol pendant trop longtemps, il ne peut plus le faire. La production diminue et la fatigue s’installe.

J’aime réaliser un profil de stress surrénal, c’est-à-dire un test de 24 heures de la fonction surrénalienne avec quatre prélèvements de salive. Je peux ainsi connaître le taux de cortisol au réveil, pendant la journée et juste avant le coucher.

Les gens stressés et tendus peuvent produire trop de cortisol la nuit et n’arrivent pas à s’endormir. Je leur recommande de prendre des compléments à base de plantes comme le schizandra, le jujube et la racine de rehmannia le soir pour aider les organes et systèmes impliqués dans la réponse au stress. Les adaptogènes des glandes surrénales comme le ginseng asiatique, le cordyceps et le rhodiola sont très efficaces le matin pour soutenir la fonction surrénalienne. Je recommande également souvent la DHEA, qui est associée à une fonction surrénalienne saine. L’acide pantothénique (vitamine B5), la pyridoxine (vitamine B6) et l’extrait de racine de réglisse peuvent également stimuler la production de cortisol et une baisse de sa destruction.

Lisez la première partie de notre série d’entrevues avec Joel Evans, MD.

*Comparées aux femmes en périménopause recevant un placebo, celles recevant ERr 731® ont rapporté une baisse médiane de 83 % du nombre de bouffées de chaleur quotidiennes sur une période de 12 semaines (Kaszkin-Bettag M, et al. Altern Ther Health Med. 2009;15(1): 24-34).

 

Joel Evans, MD

Joel Evans est directeur du Center for Functional Medicine de Stamford (Connecticut), membre du corps professoral du Center for Mind/Body Medicine et de l’Institute for Functional Medicine, et ancien professeur adjoint en clinique d’obstétrique, de gynécologie et de santé féminine à l’Albert Einstein College of Medicine. Reconnu dans tout le pays pour son expertise dans le domaine du bien-être, ce professeur, auteur et médecin est spécialisé en nutrition, en médecine fonctionnelle, en médecine psychocorporelle et en spiritualité. Après avoir étudié la spiritualité, la métaphysique et la transformation personnelle pendant de nombreuses années, le Dr Evans a récemment créé un programme de base visant à transmettre la sagesse spirituelle ancestrale afin d’apporter santé et bonheur dans la vie des gens.

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